RESONANCES OF THE LANDSCAPE // RÉSONNANCES DU PAYSAGE

Mes sujets actuels sont liés au paysage vécu, à la nature et font échos à l’éloignement de celle-ci que beaucoup d’urbains éprouvent.

Par “paysage vécu”, je veux dire “paysage expérimenté”: Un lieu qui a été testé physiquement, autant avec les pieds qu’avec les yeux. Les résonances du paysage, de l’endroit, sur notre être. Son espace, ses dimensions, à travers lesquelles je peux recueillir des flux d’énergie, des souvenirs et tant d’autres sensations.

Un lieu qui a été rêvé, fantasmé, idéalisé. Jamais foulé. Vécu par procuration. Construit par des récits publiés par d’autres, par des images, des points de vues créées par d’autres.

My current topics are linked to the lived landscape, nature, and make echoes to the remoteness of these that many urban people experience.
By “lived landscape”, I mean “experienced landscape”. A location that has been physically tested, with my feet as well as with my eyes. The resonances of the landscape, of the place, on our being. Its space, its dimensions, through which I can collect energy flow, memories and so many other sensations.


POETICAL REMOTE // DISTANCE POÉTIQUE

Garder ses distances, prendre du recul, permet sans doute d’apprécier le sujet différemment. Dans un environnement étranger, dans ce qui ne nous est pas familier, la distance peut être importante, et pas uniquement du point de vue kilométrique. On parle de barrière de la langue, de fossé culturel. Si l’on envisage la poésie comme un moyen spécifique d’appréhender ce qui nous entoure, ce qui est vécu, alors, voici que la distance devient nécessaire à un regard personnel, c’est-à-dire honnête, vierge de tout conformisme ou lieu commun. De même, la distance est nécessaire au souvenir, pour que ne soit gardé en mémoire que le vécu le plus intime, le ressenti le plus authentique.

EN: Keep his distance, step back, probably allows to appreciate the subject differently. In a foreign environment in which we are not familiar, the distance can be important, not just the mileage point of view. We talk about the language barrier, the cultural divide. If we consider poetry as a specific means of understanding the world around us, what is experienced, then, here is the remoteness required for a personal look, that is to say honest, devoid of any conformism or commonplace.

Similarly, the remoteness is necessary to memory, that is remembered as the most intimate experience, the most authentic feeling.


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